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INTERVIEW : AUTOUR DES 25 ANS DE JAZZ A OUAGA AVEC ABDOULAYE DIALLO

A quelques heures du top départ de la 25e édition de Jazz à Ouaga, nous sommes allez à la rencontre de Mr Abdoulaye Diallo, Président du comité d’organisation qui a accepté partager avec nous pour vous les grandes lignes de ce rendez-vous international de la Musique JAZZ à OUAGA.

INTERVIEW : AUTOUR DES 25 ANS DE JAZZ A OUAGA AVEC ABDOULAYE DIALLO

OuagaShowtime (OST) : Vous êtes le président du comité d’organisation de Jazz à Ouaga. Racontez nous un peu l’histoire du Jazz par rapport à la musique africaine.

AD (Abdoulaye DIALLO) : (lol) Cela risque de valoir tout un livre s’il faut la raconter, parce que l’histoire du Jazz est très longue. Mais on peut dire qu’ici au Burkina l’histoire, qu’elle a commencé en 1992, c’était l’initiative de GUY MORETTE le directeur de l’institut français, à l’époque centre culturel français; qui avec un groupe d’amis ont eu l’idée de créer Jazz à Ouaga. Ils ont créé l’association  qui organisait donc le festival et moi, je les ai rejoints personnellement le 26 octobre 1996 comme bénévole membre du comité d’organisation. En 1997 1998, j’ai commencé à prendre mes responsabilités et jusqu'à venir être à la tête de cette structure. C’est un évènement qui était donc logé et gérer par l’institut français. Il a fallu après, qu’on reprenne les choses en mains pour essayer de faire grandir cet évènement, et aujourd’hui cet évènement est devenu un des évènements majeurs qui as vu passer de tres grands noms de la musique africaine.

OST : A Jour J de la 25eédition, dites-nous où en êtes vous concrètement aujourd’hui ? Pas de pression ?

AD : (soupir) On est angoissé (lol) parce que l’organisation de ce genre d’évènement n’est pas simple, il faut suivre tout de bout en bout. Mais je pense que nous sommes fin prêt tout est calé, toutes les décisions sont prises, les hôtels sont réserver, tous les artistes ont reçu leurs feuilles de routes, les fiches techniques sont prêtes, la communication à débutée, les choses sont en train d’aller petit à petit comme on le souhaite maintenant. Pour dire qu’on est angoissé, stressé mais ça va.

OST : De façon ramassée peut-on découvrir le menu de cette «25e édition de Jazz à Ouaga ?

AD : La 25e édition c’est également 14 artistes au niveau international dont au moins 6 grosses pointures on peut citer Joss Stone à l’ouverture le 28 avril qui est une super star, je peux citer BILL AKA KORA, Larry Skoller qui nous vient des Etats Unis qui a été nominé trois fois au GRAMMY AWARD qui est la plus haute distinction au niveau de la musique aux Etats Unis, on a Geoffrey Oryema ougandais, Habib Faye l’ancien basiste de Youssou n’Dour qui a monté son groupe avec Moctar Samba à la batterie,  Paco Sery , Calvin Jackson qui nous vient des Etats unis. Au niveau du Burkina,  on à une vingtaine d’artistes de haut niveau, on a aussi la soirée racine qui va regrouper quand même trois grandes troupes connu dont  Yero campti qui nous vient de Dori, la troupe Guess wende de soi qui nous vient de Koudougou, Zougna Zagamda qui sera aussi de la partie. Jazz à Ouaga 2017 c’est aussi un atelier de formation avec de grands noms comme Duc Bassy du Cameroun et Jossey Dasilva promoteur producteur manager, Cesario Ivora pour partager leurs expériences. Cette édition c’est aussi Jazz cool installé cette fois ci au musée national. C’est vraiment un grand creuset.

OST : Lors de la conférence de presse ténue le 19 avril dernier vous avez évoqué un budget de 112.925.000fcfa consentie dans l’organisation de cette édition. Avez-vous réussi la mobilisation de fonds nécessaire aujourd’hui ? Si non à ce jour à combien en êtes vous ?

AD : Non on est autour de 70%, et nous a nous avons opté pour un réajustement.

OST : Aujourd’hui au Burkina chaque quartier pour ne pas dire chaque famille a son festival, n’est ce pas là une preuve ou indice de ce qu’organiser un festival au Burkina est un business rentable ?

AD : (lol) Je ne pense pas que ce soit un business rentable, vous faites bien de poser la question. Il y’a quand même un engouement qui contribue au développement culturel du public mais en même temps je commence à douter. Au début je me disais que c’était une bonne chose mais je commence à en douter. Quand j’ai vu le flop de Idak Bassave artiste nominée au Kunde et de Imilo Lechanceux lui aussi nominé au Kunde, je me suis demandé si ce ne sont pas les gratuités qui joue également. Nous, Jazz à Ouaga c’est payant on a mis à coté le village du festival mais si vous remarquer on ne programme pas de grosses pointures pour le village, c’est un plateau qu’on donne aux artistes pour avoir un peu plus de visibilité. Ça s’explique, on a commencé cette idée de village. Nous en tout cas on galère mais c’est par ce qu’on fonctionne sous forme de projet qu’on a des subventions pour faire cela. Il y’a des structures qui nous accompagnes à qui on explique l’importance de la culture.

OST : Pour finir l’entretien sur l’organisation de la 25e 2dition de Jazz à Ouaga, dites nous un peu sur les dispositions sécuritaires prises à votre niveau dans le contexte actuel ?

AD : On a pris toutes les dispositions parce que nous somme un festival très sérieux, on a notre partenaire de l’Institut Français, il y’a toute les dispositions de sécurité optimale, on s’excuse déjà d’avance, c’est pour notre sécurité, on va être fouillé, on va être contrôlé. Au niveau de la place de la révolution, ce qu’il faut savoir c’est que c’est une zone très sécurisée, ça fait partie du camp militaire, il y a la gendarmerie, le mess des officiers, il ya le camp militaire, on a la police municipale qui  sera là et on a rencontré le ministre de la sécurité qui a donné son  accord; il y aura un dispositif secret qui sera présent pour veiller sur la sécurité de tous. En tout cas, on  a aussi un contrat avec les sapeurs-pompiers qui seront présent régulièrement jusqu’à la fin du festival en cas de pépin.

                                                                                                             Interview réalisée par Blanche BAILLY (Stagiaire) 

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