Actu Buzz :

BANNIERE PROMO PREMIERE CHANCE

Interviews

A L’AFFICHE : AUGUSTA PALENFO LA « SUPERWOMAN »

Le caractère dune femme faiseuse. L’instinct d’une mère berceuse. Mais fondamentalement l’attitude d’une entreprenante déterminée. Voici ce que nous pensons d’Augusta, mais serait-ce suffisant pour vous la dévoiler ? Peut-être que non ?

A L’AFFICHE : AUGUSTA PALENFO  LA « SUPERWOMAN »

OUAGASHOWTIME : En terme d’identité de quoi devraient se souvenir nos lecteurs à ton propos ?

AUGUSTA : Je m’appelle Augusta Bonsoya Palenfo, je suis actrice comédienne, promotrice  du Festival international du rire et de l’humour d’Ouagadougou (FIRHO) et nouvelle présidente du CITO.

 

Comment vivez-vous votre célébrité aujourd’hui ?

Oh ! Je la vis tout simplement. Célébrité au Burkina Faso ce n’est pas le mot, on n’est jamais célèbre au Burkina Faso parce qu’on manque de beaucoup de chose pour être célèbre. Je dirais un peu  connu, un visage un peu connu parce que je passe à la télé mais je la vis plus ou moins bien de mon côté, ça va. J’essaie de faire avec même si ce n’est  pas facile par moment. En fait, on entend du tout sur notre vie même si ce n’est toujours pas avéré. J’essaie de faire comme je peux, de prendre les choses du bon côté, de vivre ma vie, c’est ça qui est le plus important.

 

Célèbre ou pas vous avez du succès tout de même. Auprès des hommes aussi ? Est-ce pour cela que vous êtes toujours célibataire ?

Moi je ne suis pas célibataire, j’ai un homme dans la vie. J’ai connu le mariage, je me suis mariée à l’église et à la mairie. Je ne regrette pas du tout je suis bien là où je suis, je vis ma vie comme je l’entends et comme cela doit être vécue et je suis très heureuse.  J’ai trois enfants, la dernière c’est une toute petite fille. Je viens de rentrer des Etats unis où je suis allée faire mon dernier « mon lagaré » comme on le dit sous nos cieux. Elle aura six mois bientôt.

 

Pensez-vous aujourd’hui que célébrité rime avec une vie de couple épanouie, c’est-à-dire une vie de couple stable ?

Ce n’est pas facile parce que comme je vous le disais tantôt mais ce n’est  pas pour moi que  je le dis. Ce n’est jamais facile pour nos conjoints la célébrité. Si votre conjoint  n’est pas  une personne intelligente, s’il n’a pas la tête sur les épaules, si la personne ne sait pas ce qu’elle veut dans la vie, si la personne n’est pas stable dans la tête ça va être compliqué pour elle. En outre, on pourra toujours tout dire, on pourra détourner votre conjoint des objectifs qu’il avait fixés au début, on pourra toujours le dévier. Cela sera une réussite si, le conjoint n’a pas les caractéristiques que  j’ai décrites. Mais si tu as un conjoint  mûr, sage, qui la tête sur les épaules, qui sait ce qu’il veut dans la vie, qui n’est pas fragile quand même tu arrives toujours à atteindre ton but. Même les personnes qui ne sont pas connues on parle d’eux n’en parlons pas des personnes qui passent à la télé, qui sont connues donc forcément on va parler. Moi, là où je suis ce que les uns et les autres peuvent dire de ma vie d’après les anglais «  I don ’t care », je  m’en fous éperdument parce qu’on ne vit qu’une seule fois dans la vie. Moi, la vie d’autrui m’importe peu, si tout le monde vivait comme moi la vie serait mieux. Je m’en fous de ta vie, je ne cherche même pas à savoir ce que tu fais de ta vie car c’est ta vie ! Si tu la vie comme tu l’entends c’est ton choix ! Donc pourquoi s’acharner sur la vie d’autrui ? Je suis chez moi je vis ma vie, je vis comme je l’entends et moi ça me va comme ça.

 

Femme et mère de trois enfants, ta dernière a quelques mois seulement. Comment va-t-elle ? 

Elle va très bien, à merveille.

 

Augusta, Tu n’es pas seulement actrice comédienne, mais également actrice de cinéma et tout dernièrement productrice avec ton coup d’essai Carton Route. Comment arrives-tu à jumeler tout ça ?

J’arrive à faire tout ça parce que tout simplement j’ai des ambitions dans la vie. J’ai des projets, je ne compte pas m’arrêter là, je peux continuer. Je ne suis jamais satisfaite de là où je suis, je suis jamais satisfaite de ce que je fais parce que je trouve que je peux aller au-delà, que je peux mieux faire que ce j’ai déjà fait. Et j’irais mieux, lorsque que j’aurai fait plus que ce que j’ai déjà accompli. J’essaie de combler mes temps vides en faisant beaucoup de choses en même temps. Voilà c’est ça ma vie aussi. Je  passe mon de temps libre   à cogiter plus projets que de parler de x ou de y.

 

Et promotrice également du FIRHO, 10 éditions se sont succédées. Qu’en retiens-tu ?

Je retiens qu’on est  dans un pays où les honneurs  on les reçoit pas comme  çà parce que nous sommes dans pays où les gens sont un peu frustrés et radins en soutien. Je veux dire que j’essaie de faire comme je peux. Moi, ma seule satisfaction est que je sois là ou pas, qu’un jour que l’on retienne que le FIRHO c’est une femme qui l’a créé. Elle a été la première a créé ce genre de festival. Aujourd’hui on voit pas mal de festival d’humour partout que ça soit à Ouagadougou, dans les provinces.  Maintenant personne ne fait une soirée sans y joindre un ou une humoriste  et c’est ça ma satisfaction. Je ne gagne rien avec le FIRHO mais je le fais toujours parce que si je lâche maintenant ça serait dommage pour ces 10 ans qui sont passés. Il faut donc que je tienne toujours le bout du fil, que je fonce toujours, que je fasse toujours les éditions après les éditions car je suis certaine qu’un jour le FIRHO portera des fruits.

 

 

A t’attendre on dénote un sentiment de fierté. Ce qui pousse ma curiosité à te demander, quel a été ton moment spécial lors de la plus récente édition ?

Moment spécial, hum ! Moi je n’ai pas de hein moment spécial ! Tant que le public  applaudi, tant que les gens sont contents à la sortie des spectacles d’humour, à la sortie du FIRHO, moi je suis contente ! Ce sont mes moments forts comme ça. Je dirai que tous les moments forts des uns et des autres ce sont moi mes moments parce que c’est ça ma fierté, ma satisfaction.

 

La 11e édition du FIRHO annoncé pour  les 8 et 9 décembre 2018 ; quelles sont innovations majeures de cette édition ?

Cette édition est assez spécifique parce que tous ceux qui sont fidèles au FIRHO savent que le festival se déroule  entre les  mois d’avril, mai. Mais cette année dans le souci de concilier les deux rôles que sont : le rôle de mère au foyer, de promotrice d’évènement et aussi de marquer une pause pour sa vie privée, on n’a pas pu tenir le pari. Néanmoins, on tient à marquer l’édition de cette année, on ne peut  pas passer l’année 2018 sans parler du FIRHO. Parlant d’innovation, je peux dire que  le FIRHO  ne déroulera  pas  en trois jours comme d’habitude mais en deux jours. C’est juste un spectacle VIHP le samedi 8 décembre  2018 au CENASA avec un prix d’entrée de 10 mille francs et le second le lendemain pour les tous petits. C’est aussi un peu spécial parce qu’il n’y aura pas les sept pays représentés comme chaque année, mais  il y aura  que quatre pays cette année. Vous savez que notre pays ne va pas très bien du point de vue économique, sécuritaire et tout, du coup les gens se cherchent. Le thème de cette 10e édition porte  sur l’incivisme et le terrorisme. Une invite à chacun à mettre la main dans la pâte  pour qu’on puisse aider le Gouvernement à sortir le pays du désastre qui est en train de s’installer petit à petit. On veut un Burkina heureux comme on l’a toujours connu, on veut un Burkina sans terrorisme, un Burkina de paix, de joie, un Burkina sans crainte afin que les gens puissent sortir quand ils veulent, n’importe quelle heure sans crainte et qu’ils s’asseyent partout, sur Khame N’krunma, n’importe où, qu’ils sortent vaquer à leur occupation sans avoir peur de quoi que ce soit. C’est donc notre contribution, c’est notre touche et puis voilà le thème est d’actualité et comme je vous l’ai dit c’est assez spécial ce qui va se passer. Incivisme, terroriste c’est pour dire que c’est ensemble que vaincrons le terrorisme. C’est aussi une façon  de sensibiliser les uns et les autres parce que comme l’a  déjà dit le Gouvernement c’est en collaborant avec les forces de l’ordre que l’on pourra vaincre le terrorisme. Collaborer avec les forces de l’ordre cela sous-entendu : mon voisin est flou ou je vois des actes bizarres à côté de moi quand même j’essaie de prévenir les autorités pour qu’elles puissent fouiller en profondeur pour mieux comprendre. Aussi sensibiliser les uns et les autres parce que c’est une autre forme d’incivisme, le fait de savoir que mon voisin est flou, le fait de contribuer, le fait de participer, d’être ami avec ces terrorismes qui viennent s’installer petit à petit chez nous et nous déclarer la guerre entre temps. C’est une forme d’incivisme aussi à bannir, c’est dire non à ces genres de choses-là.

 

Peux-tu  nous donnez déjà les grandes  têtes d’affiches de cette édition ?

Les têtes d’affiches, on en a  que des têtes d’affiches cette année parce que y a pas beaucoup d’artistes il n’y a que des têtes d’affiche.  Il y a Gombo.Com, Moussa petit sergent, Djo le rapide, les générations 2000 du côté du Burkina, Ramatoulaye  et Boukaré de la côte d’Ivoire, Titus kosmas du Congo Brazza, Cheicnito du Mali et Isaroro pour le spectacle des enfants notamment le dimanche 9 décembre 2018.

 

Est-ce que Augusta peut nous dire aujourd’hui à combien s’élève le budget de la 11e édition du firho ?

Le budget de la 11e édition est plus de 37 millions, presque 38 millions.

 

Finissons avec ton modèle de Femme. Qui est-elle ?

Mon modèle de femme c’est  ma personne, c’est moi-même. J’essaie d’être un modèle de femme pour  d’autres personnes, j’essaie d’être un modèle pour des jeunes même si d’autres personnes m’inspirent par rapport à x ou y raisons mais je n’ai pas mon modèle de femme de A à Z sur une femme que je connais, non, désolée. J’essaie d’être un modèle pour mes jeunes sœurs, j’essaie de faire de mon mieux pour être à la hauteur.

Interview réalisée par : Dorothée HIEN (Stagiaire)

Dans la même rubrique...

VOIR TOUTES LES ARTICLES

Concert KA CORA

Muzik Brand New

Sondage

QUI SUCCÉDERA A IMILO LECHANCEUX POUR LE KUNDE D’OR 2018 ?






Nombre de votes : 89